Histoires du Prophète HOUD (alayhi salam) le peuple Aad

HOUD (peuple Aad) EPISODE 05

Aad fils d’Aouss, fils d’Aram, fils de Sem, fils de Noé

Carte du peuple Aad
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aya du Coran sur le peuple Aad
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sourate 3 Al Imran aya 137
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LES PEUPLES DE ‘AD ET UBAR

L’ATLANTIS DES SABLES

 

« Et quant aux ‘Ad, ils furent détruits par un vent mugissant et furieux, qu’Allah déchaîna contre eux pendant sept nuits et huit jours consécutifs; tu voyais alors les gens renversés par terre comme des souches de palmiers évidées; en vois-tu le moindre vestige? »

[ sourate 69 al-Haqqah (Celle qui montre la vérité) aya 6-8 ]

 Les ‘Ad sont un autre peuple ayant été détruit et qui est mentionné à plusieurs reprises dans le Coran, évoqués en général après le peuple de Nouh. Le Prophète Houd fut suscité auprès des gens de son peuple, pour les exhorter à croire en Allah sans Lui attribuer d’associés et pour leur demander de lui obéir. Mais ils réagirent envers lui avec animosité. Ils l’accusèrent de mensonge, d’outrecuidance, et lui reprochèrent de chercher à déstabiliser le système établi par leurs ancêtres.

Dans la sourate Houd, toutes les tribulations de ce Prophète avec son peuple sont énoncées en détail:

 

« 50- Au peuple de ‘Ad Nous avons envoyé leur frère Houd, qui leur dit: ‘Ô mon peuple, adorez Allah. Vous n’avez point de divinité en dehors de Lui. Vous n’êtes que des forgeurs de mensonges. 

51- Ô mon peuple, je ne vous demande pas de salaire pour cela. Mon salaire n’incombe qu’à Celui Qui m’a créé. Ne raisonnez-vous pas? 

52- Ô mon peuple, implorez le pardon de votre Seigneur et repentez-vous à Lui afin qu’Il envoie sur vous, du ciel, des pluies abondantes et pour qu’Il rende encore plus forts. Et ne vous détournez pas [de Lui ] en devenant coupables’. 

53- Ils dirent: ‘Ô Houd, tu n’es pas venu à nous avec une preuve, et nous ne sommes pas disposés à abandonner nos divinités sur ta parole, et nous n’avons pas de foi en toi.

54- Nous dirons plutôt que c’est l’une de nos divinités qui t’a affligé d’un mal’. Il dit: ‘Je prends Allah à témoin, et vous aussi soyez témoins, qu’en vérité je désavoue ce que vous associez,

55- en dehors de Lui. Rusez donc tous contre moi et ne me donnez pas de répit.

56- Je place ma confiance en Allah, mon Seigneur et le vôtre. Il n’y a pas d’être vivant qu’Il ne tienne pas par le toupet de son front. Mon Seigneur est certes sur un droit chemin.

57- Si vous vous détournez, voilà que je vous ai transmis le Message que j’étais chargé de vous faire parvenir. Et mon Seigneur vous remplacera par un autre peuple, sans que vous ne Lui nuisiez en rien, car mon Seigneur est le gardien par excellence de toute chose’.

58- Et quand vint Notre Décret Nous sauvâmes, par une miséricorde de Notre part, Houd et ceux qui avaient cru avec lui. Et Nous les sauvâmes d’un terrible châtiment.

59- Voilà les ‘Ad, ils avaient nié les Signes de leur Seigneur, désobéi à Ses Messagers et suivi le ils avaient nié les Signes de leur Seigneur, désobéi à Ses Messagers et suivi le commandement de tout tyran obstiné.

60 – Et ils furent poursuivis, ici-bas, d’une malédiction, ainsi qu’au Jour de la Résurrection. 

En vérité les ‘Ad n’ont pas cru en leur Seigneur. Que périssent les ‘Ad, peuple de Hud! »

[ sourate 11 Hud (Houd) aya 50-60 ]

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 Les vestiges de la cité d’Ubar, où les ‘Ad vivaient,

furent découverts près des côtes du Sultanat d’Oman.

De nombreux monuments et ouvrages d’art témoignant de la présence d’une haute civilisation ont été autrefois érigés à Ubar,

en concordance avec les faits évoqués dans le Coran.

 

 

La sourate ash-Shu’ara mentionne également les ‘Ad; certains traits caractéristiques des ‘Ad y sont mis en exergue.

Ainsi, il est dit que les ‘Ad étaient un peuple qui bâtissait « par frivolité un monument sur chaque colline », et qu’ils édifiaient de belles demeures comme s’ils devaient y vivre éternellement. Par ailleurs, ils se montraient brutaux envers autrui et commettaient des méfaits. Lorsque Houd avertit ses concitoyens, ceux-ci déclarèrent que ses paroles n’étaient autres que « les légendes des Anciens », et ils affirmèrent avec certitude que rien de préjudiciable ne leur arriverait:

« 123- Les ‘Ad traitèrent de menteurs les envoyés.

124 – Quand Houd, leur frère, leur dit: ‘Ne craindrez-vous pas Allah?

125- Je suis pour vous un Messager digne de confiance.

126- Craignez donc Allah et obéissez-moi.

127- Et je ne vous demande pas de salaire pour cela; mon salaire n’incombe qu’au Seigneur des Mondes.

128- Bâtissez-vous par frivolité un monument sur chaque colline?

129- Et édifiez-vous de belles demeures comme si vous deviez y vivre éternellement?

130- Et quand vous sévissez contre quelqu’un, vous le faites impitoyablement.

131- Craignez donc Allah et obéissez-moi.

132- Craignez Celui Qui vous a pourvus de toutes les bonnes choses que vous connaissez,

133- qui vous a accordé des bestiaux et des enfants,

134- des jardins et des sources.

135- Je crains pour vous le châtiment d’un Jour Terrible’.

136- Ils dirent: ‘Que tu nous exhortes ou pas, cela nous est parfaitement égal!

137- Ce ne sont là que les légendes des Anciens.

138- Et nous ne serons nullement châtiés’.

139- Ils le traitèrent donc de menteur. Et Nous les fîmes périr. Voilà bien là un Signe! Cependant la plupart d’entre eux ne croient pas.

140- Et ton Seigneur, c’est Lui vraiment le Tout-Puissant, le Très-Miséricordieux »

[ sourate 26 ash- Shu’ara (Les Poètes) aya 123-140 ]

Ainsi ceux qui s’étaient rebellés contre Allah et avaient rejeté Houd furent effectivement détruits: une terrible tempête de sable anéantit les ‘Ad et ce fut comme s’ils n’avaient jamais existé.

La découverte de la Cité d’Iram par les archéologues:

Vestiges exhumés à Ubar Au début de l’année 1990

furent publiés dans plusieurs journaux connus des articles évoquant

‘la découverte de la cité Arabe disparue’, ‘la découverte de la cité Arabe légendaire’,

‘l’Atlantis des sables, Ubar’. Ce qui rendit cette découverte encore plus stupéfiante est le fait que cette cité est mentionnée également dans le Coran.

 

Nombreux furent ceux, qui auparavant pensaient que le peuple de ‘Ad évoqué dans le Coran était purement mythique et que leur cité était introuvable, qui ne purent dissimuler leur étonnement face à l’événement. La découverte, dont parlaient les seuls Bédouins dans leurs récits oraux, suscita un vif intérêt et une grande curiosité.

Ce fut Nicolas Clapp, un archéologue amateur, qui réussit à mettre à jour la ville de légende évoquée dans le Coran.

Etant Arabophile et réalisateur à succès de films documentaires, Clapp était tombé sur un ouvrage très intéressant lors de ses recherches concernant l’histoire Arabe. Ce livre, intitulé ‘Arabia Félix’, avait été écrit par le chercheur Britannique Bertram Thomas en 1932. ‘Arabia Félix’ était l’appellation Romaine pour le sud de la Péninsule Arabique, qui inclut aujourd’hui le Yémen et une grande partie du Sultanat d’Oman. Les Grecs surnommaient cette région ‘Eudaimon Arabia’, et les érudits Arabes médiévaux l’appelaient ‘Al-Yaman as-Saida’.

Tous ces termes signifient ‘l’Arabie Heureuse’, parce que les gens vivant autrefois dans cette région étaient les plus prospères de leur époque. Mais d’où provenait donc cette prospérité?

Elle était en partie due à leur emplacement stratégique, qui faisait d’eux des intermédiaires privilégiés pour le commerce d’épices entre l’Inde et les métropoles régionales du nord de la Péninsule Arabique. De plus, les gens vivant dans cette région produisaient et distribuaient de l’encens, une résine aromatique issue d’arbres rares.

Etant hautement appréciée des communautés anciennes, la fumée issue de sa combustion était utilisée lors de plusieurs rites religieux. A cette époque-là, l’encens avait autant de valeur que l’or.

Le chercheur Britannique Thomas a longuement parlé de ces tribus ‘chanceuses’ et a même prétendu avoir trouvé les traces d’une ancienne cité fondée par l’une d’elles.

Il s’agissait de la cité connue sous le nom de ‘Ubar’ par les bédouins. Lors de l’un de ses voyages dans la région, les bédouins vivant dans le désert lui avaient montré d’anciennes pistes et avaient déclaré que ces pistes menaient vers la vieille cité d’Ubar.

Thomas, qui était passionné par ce sujet, mourut avant qu’il ait pu compléter ses investigations.

Clapp, s’étant plongé dans les écrits de Thomas, devint convaincu de l’existence de la cité perdue évoquée dans l’ouvrage. Sans perdre beaucoup de temps, il commença ses propres recherches.

Clapp essaya de deux façons différentes de prouver l’existence d’Ubar. Premièrement, il retrouva les pistes mentionnées par les Bédouins. Il s’adressa ensuite à la NASA afin d’obtenir les photos satellites de la région. Après beaucoup d’efforts, il parvint à convaincre les autorités de prendre des clichés de cette zone-là.

Clapp étudia après cela les anciens manuscrits et cartes de la bibliothèque Huntington en Californie. Son objectif était de trouver une carte de la région visée.

Une courte recherche lui permit d’en découvrir une: il s’agissait d’une carte dessinée par le géographe Egypto-Grec Ptolémée au deuxième siècle (de l’ère Chrétienne). Cette carte révélait l’emplacement d’une ancienne cité trouvée dans la région ainsi que les pistes qui y menaient.

Entre-temps il reçut la nouvelle que la NASA avait fait procéder aux clichés souhaités. Ces photos montraient l’existence de pistes caravanières difficilement décelables à l’œil nu au niveau du sol, mais clairement identifiables depuis le ciel. En comparant les clichés avec la carte de Ptolémée, Clapp parvint à la conclusion qu’il recherchait: les pistes des deux documents coïncidaient, et elles aboutissaient à un vaste site apparaissant comme ayant été l’emplacement d’une cité.

Finalement, les récits oraux des bédouins trouvèrent une concrétisation. Il ne se passa pas longtemps avant que ne commencent des fouilles et que des vestiges enfouis sous les sables ne fussent exhumés. C’est pourquoi cette cité perdue fut surnommée ‘l’Atlantis des Sables, Ubar’.

Mais qu’est-ce qui permettait de prouver que cette ancienne cité était bien celle où avaient habité le peuple de ‘Ad évoqué dans le Coran?

La concordance devint incontestable à partir du moment où, parmi les restes découverts, on mit à jour les vestiges des colonnes et tours mentionnées dans le Coran. L’un des responsables des fouilles, le Dr Zarins, déclara que ces indices si particuliers suffisaient à prouver que le site déterré n’était autre que Iram, la cité des ‘Ad décrits dans le Coran.

Le Coran mentionne ainsi Iram:

« N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi avec les ‘Ad? De la cité d’Irâm aux colonnes remarquables, dont jamais pareille ne fut construite parmi les villes? »

[ sourate 89 al-Fajr (L’aube) aya 6-8 ]

Le Peuple de ‘Ad

Nous avons donc vu que Ubar était finalement la cité d’Iram dont parle le Coran. Selon la Révélation, les habitants de cette cité n’ont pas prêté attention aux exhortations du Prophète Houd, suscité auprès d’eux comme avertisseur et porteur d’un Message, et ils ont péri à cause de cela.

L’identité des ‘Ad, qui ont fondé la cité d’Iram, a donné lieu à de multiples débats. Dans les récits historiques relatifs à cette région, il est nulle part fait mention d’un peuple ayant possédé une culture aussi développée, et il n’est pas question non plus de la civilisation qu’ils ont établie. Il paraît ainsi étrange que le nom de ce peuple n’ait pas été enregistré quelque part.

Mais d’autre part, il n’est pas si surprenant que cela que les archives des anciennes civilisations ne mentionnent pas tout ce qui s’est passé au sud de la Péninsule Arabique, car cette région était éloignée de la Mésopotamie et du Moyen-Orient, traditionnels bassins de civilisations qui n’avaient que peu de contacts avec elle.

La raison principale de traces écrites relatives aux ‘Ad semble quand même être la quasi inexistence de la communication écrite dans la région à cette époque-là. Et si la civilisation des ‘Ad avait duré plus longtemps, on en saurait peut-être un peu plus sur eux aujourd’hui.

Bien qu’il n’existe que peu de traces des ‘Ad, il est possible de trouver beaucoup d’informations sur leurs ‘descendants’, et ainsi on peut se faire une idée sur les ‘Ad à la lumière de ces renseignements.

Les Hadramites, descendants des ‘Ad :

Il est tout à fait logique de rechercher les traces d’une civilisation établie par les ‘Ad ou leurs descendants au Sud Yémen, où ‘l’Atlantis des sables, Ubar’, a été découverte et qui constitue l’ex-Arabie Fortunée. Au Sud Yémen, quatre peuples ont existé avant notre époque, et qui ont été surnommé ‘les Arabes Fortunés’ par les Grecs: il s’agit des Hadramites, des Sabéens, des Minéens et des Qatabéens. Ils ont régné côte à côte pendant un certain temps dans des territoires se jouxtant mutuellement.

Beaucoup de chercheurs contemporains disent que les ‘Ad sont entrés dans une période de transformation et sont ensuite réapparus à l’époque historique. Le Docteur Mikail H. Rahman, chercheur à l’Université de l’Ohio, croit que les ‘Ad sont les ancêtres des Hadramites, l’un des quatre peuples qui vivaient au Sud Yémen. Apparus vers 500 avant Jésus-Christ, les Hadramites constituent le peuple le moins connu parmi les ‘Arabes Fortunés’. Ils ont régné sur le Sud Yémen pendant une longue période de l’histoire, avant de connaître le déclin et de disparaître vers l’an 240 de l’ère Chrétienne.

Le nom Hadrami lui-même montre qu’il est possible qu’ils soient les descendants des ‘Ad. Un écrivain Grec les avait désignés par le terme ‘Adramatai’, signifiant les Hadrami.1 La terminaison de l’appellation Grecque est un suffixe, accolé au nom ‘Adram’, ce dernier nom pouvant être un dérivé de ‘Ad-i Iram’ mentionné dans le Coran.

Le géographe Grec Ptolémée (vers 100- vers 170) a considéré que le sud de la Péninsule Arabique était l’endroit où vivaient les gens appelés ‘Adramatai’. D’ailleurs cette région a été jusqu’à récemment connue sous le nom de ‘Hadhramaut’. La capitale de l’Etat Hadramite, Shabwah, était située à l’ouest de la Vallée de Hadhramaut. Selon beaucoup d’anciennes légendes, la tombe du Prophète Houd se trouverait en Hadhramaut.

Un autre facteur tendant à confirmer que les Hadramites sont les descendants des ‘Ad, est leur richesse. Les Grecs ont défini les Hadramites comme étant la ‘race la plus riche du monde…’. Des écrits ont établi que les Hadramites étaient très avancés dans la culture de l’encens, plante très recherchée à cette époque-là. Ils avaient de plus trouvé de nouveaux usages pour l’encens, élargissant ainsi son domaine d’utilisation. Et cette culture était bien plus développée à leur époque qu’elle ne l’est aujourd’hui. développée à leur époque qu’elle ne l’est aujourd’hui.

Les fouilles menées à Shabwah ont permis d’effectuer des découvertes intéressantes. Elles ont commencé en 1975, et il fut très difficile aux archéologues d’atteindre les restes de la cité, à cause de l’ampleur des dunes de sable. Mais les vestiges exhumés furent à la hauteur des efforts accomplis: le site se révéla être d’une ampleur inégalée au Yémen, et les constructions mises à jour ont montré que le peuple qui vivait là possédait de grandes qualités architecturales, les Hadramites aya nt sans doute hérité ce don de leurs ancêtres les ‘Ad. Le Prophète Houd avait dit aux siens en guise d’avertissement:

« Bâtissez- vous par frivolité un monument sur chaque colline? Et édifiez- vous de belles demeures comme si vous deviez y vivre éternellement? »

[ sourate 26 ash- Shu’ara (Les poètes) aya 128-129 ]

On a ainsi trouvé à Shabwah des restes de colonnes rondes, arrangées en portiques circulaires, tandis qu’ailleurs au Yémen n’ont été exhumées à ce jour que des colonnes carrées et monolithiques. Photios, un Patriarche de Constantinople au neuvième siècle, entreprit de vastes recherches sur les habitants du sud de la Péninsule Arabique et leurs activités commerciales, ayant accès à d’anciens manuscrits Grecs non conservés jusqu’à nos jours, en particulier le livre des Agatharachides (datant de 132 avant Jésus-Christ), relatif à la Mer d’Erythrée (Mer Rouge).

Photios a écrit dans l’un de ses articles: ‘Il est dit qu’ils (les Arabes du Sud) ont édifié de nombreuses colonnes recouvertes d’or ou d’argent. Les espaces entre ces colonnes sont agréables à contempler’

Bien que la déclaration précédente de Photios ne fasse pas directement référence aux Hadramites, elle donne néanmoins une idée de l’opulence et des prouesses architecturales des gens de la région. L’auteur Grec classique Strabon a décrit leurs cités comme étant ‘ornées de temples et de palais somptueux’.

Quand nous pensons au fait que les habitants de ces villes étaient les descendants des ‘Ad, le verset Coranique suivant prend toute sa dimension:

« la cité d’Irâm aux colonnes remarquables »

[ sourate 89 al- Fajr (L’aube) aya 7 ]

Les Sources et les Jardins des ‘Ad :

De nos jours, le désert domine très largement dans le sud de l’Arabie. Les seules exceptions sont les cités et les parcelles de territoire qui ont bénéficié d’une reforestation. Le désert règne depuis des centaines, voire des milliers, d’années.

Mais dans le Coran, l’un des versets relatifs aux ‘Ad fournit une information intéressante quant aux caractéristiques physiques de cette région; tout en avertissant peuple, Houd attire leur attention sur les sources et les jardins qu’Allah leur a accordés:

« Craignez donc Allah et obéissez- moi. Craignez Celui Qui vous a pourvus de toutes les bonnes choses que vous connaissez, qui vous a accordés des bestiaux et des enfants, des jardins et des sources. Je crains pour vous le châtiment d’un Jour Terrible »

[ sourate 26 ash- Shu’ara (Les poètes) aya 131-135 ]

Mais comme nous l’avons remarqué précédemment, Ubar ainsi que tout autre emplacement ayant pu héberger les ‘Ad, est aujourd’hui recouvert par le désert. Alors, pourquoi Houd a-t-il parlé de cette façon lors de sa mise en garde?

La réponse est contenue dans les changements climatiques qui se sont produits au cours de l’histoire. Des sources fiables mentionnent l’existence de terres fertiles et de forêts, là où règne aujourd’hui le désert. Ainsi le Sud Yémen était-il, à une époque reculée, une région verdoyante, comme le sous-entend le Coran.

Les forêts permettaient alors de tempérer le climat difficile des alentours, et rendait la région tout à fait vivable. Le désert existait bien ici et là, mais son ampleur était modeste.

En Arabie du Sud, des découvertes significatives ont été effectuées là où les ‘Ad vivaient, qui permettent de projeter un peu plus de lumière sur ce sujet. Ainsi on a pu montrer que les habitants de cette région utilisaient un système d’irrigation hautement développé, qui ne servait probablement qu’à l’agriculture. Dans ces régions, en effet, les gens cultivaient autrefois la terre.

Les photos satellites ont également révélé l’ancienne existence d’un vaste système de canaux et de barrages utilisés pour l’irrigation autour de Ramlat et Sab’atayan, dont on estime qu’il a pu faire vivre plus de 200.000 personnes dans l’ensemble de ces cités.

Doe, l’un des chercheurs ayant participé à l’opération, a d’ailleurs déclaré: ‘La région autour de Ma’rib devait être si fertile que l’on peut imaginer que tout le territoire compris entre Ma’rib et Hadhramaut était alors cultivé’

Des auteurs anciens ont décrit cette région comme étant très fertile, parsemée de collines boisées et de rivières. Les inscriptions trouvées dans d’anciens temples près de Shawbah, la capitale des Hadramites, révèlent que la chasse était pratiquée dans cette région et que certains animaux étaient sacrifiés. Tout ceci confirme que le désert était alors marginal.

La vitesse de propagation du désert est mieux connue depuis les travaux de l’institut Smithsonien au Pakistan, où une région réputée pour sa fertilité au Moyen âge s’est trouvée transformée en un désert sableux, avec des dunes hautes de six mètres, le désert ayant avancé d’environ 15 centimètres par jour. A cette vitesse, les sables peuvent ‘avaler’ même les plus hauts bâtiments, et les recouvrir comme s’ils n’avaient jamais existé. Ainsi des fouilles menées à Timna au Yémen dans les années 50 ont déjà été presque entièrement recouvertes. Les pyramides Egyptiennes se trouvaient aussi entièrement ensablées autrefois, et il a fallu mener de longs travaux pour les mettre à jour de nouveau. En conclusion, nous pouvons affirmer que de nombreuses régions où sévit le désert de nos jours avaient il y a longtemps un tout autre aspect.

Comment les ‘Ad furent-ils ruinés?

Dans le Coran, il est dit qu’un vent furieux a fait périr les ‘Ad. Les versets précisent que ce vent a duré sept nuits et huit jours, détruisant totalement les ‘Ad:

« Les ‘Ad ont traité de menteur leur Messager; comment furent alors Mon châtiment et Mes avertissements? Certes Nous avons envoyé contre eux un vent violent et glacial, en un jour néfaste et interminable; il arrachait les gens comme des souches de palmiers déracinés. »

[ sourate 54 al- Qamar (La lune) aya 18- 20 ]

« Et quant aux ‘Ad, ils furent détruits par un vent mugissant et furieux, qu’Allah déchaîna contre eux pendant sept nuits et huit jours consécutifs; tu voyais alors les gens renversés par terre comme des souches de palmiers évidées »

[ sourate 69 al- Haqqah (Celle qui montre la vérité) aya 6- 7 ]

Bien qu’ayant déjà été avertis, les gens n’ont accordé aucune attention aux avertissements successifs, et ils ont sans cesse rejeté leurs Messagers. Ils étaient tellement plongés dans l’illusion qu’ils furent tout abasourdis lorsqu’ils virent la destruction approcher, incapables de comprendre quoi que ce soit et s’enfonçant dans leur négation:

« Puis, voyant un nuage se dirigeant vers leurs vallées, ils dirent: ‘Voici un nuage qui nous apporte de la pluie’. Au contraire! C’est cela même que vous cherchiez à hâter: un vent contenant un châtiment douloureux »

[ sourate 46 al- Ahqaf  aya 24 ]

Dans le verset, il apparaît clairement que les gens ont bien vu arriver le nuage fatal, mais leur vision des choses était brouillée et ils crurent ainsi qu’il s’agissait d’un nuage de pluie. A ce propos, rappelons qu’un cyclone se déplaçant en ‘balayant’ le sol du désert ressemble de loin à un nuage de pluie. Il est possible que les ‘Ad aient été trompés par cette apparence et n’aient pas imaginé la venue d’une calamité. Le chercheur Doe donne une description de ces tempêtes de sable, qui semble provenir de son expérience personnelle: ‘Le premier signe consiste en l’approche d’un mur d’air chargé de poussière, pouvant s’élever jusqu’à une hauteur de quelques centaines de mètres, mis en mouvement et sustenté par de forts courants ascendants et se propageant en avant par le biais d’un vent très fort.

La cité d’Ubar, considérée comme ayant été la patrie des ‘Ad, a été ensevelie sous une couche de sable épaisse de plusieurs mètres. Il semble que les vents furieux qui, comme le Coran le précise, ont duré ‘sept nuits et huit jours’, aient accumulé des tonnes de sable, submergeant la cité et enterrant les gens vivants. Les fouilles menées à Ubar confirment tout cela. Le magazine Français ‘Ç à M’Intéresse’ va dans le même sens lorsqu’il rapporte: ‘Ubar fut enterrée sous une couche de sable épaisse d’environ douze mètres, résultat d’une tempête.

Mais la preuve la plus éloquente de l’ensevelissement des ‘Ad par une tempête de sable est l’emploi du terme ‘ahqaf’ dans le Coran pour localiser l’endroit où vivait ce peuple. La description utilisée dans le verset 21 de la sourate al Ahqaf est la suivante:

« Et rappelle- toi le frère des ‘Ad quand il avertit son peuple à Al- Ahqaf, alors qu’avant et après lui des avertisseurs sont passés, en disant:  »N’adorez qu’Allah. Je crains pour vous le châtiment d’un Jour Terrible »

[ sourate 46 al- Ahqaf  aya 21 ]

De nos jours, la région où les ‘Ad vivaient est pleine de dunes de sable.

Les fouilles menées à Ubar où les vestiges d’une cité ont été découverts sous une épaisse couche de sable. Dans cette région, c’est un fait bien connu qu’une forte tempête de sable peut conduire à une grande accumulation de sable en très peu de temps. Et ceci peut se produire soudainement, d’une façon tout à fait inattendue.

Le mot ‘ahqaf’ signifie ‘dunes de sable’ en Arabe, et c’est le pluriel de ‘hiqf’ qui signifie ‘une dune de sable’. Ceci permet d’affirmer que les ‘Ad vivaient dans une région où abondaient les dunes de sable, ce qui explique le recouvrement de leur cité par autant de sable. Selon une interprétation, ahqaf a perdu sa signification originelle de ‘collines de sable’ pour devenir le nom donné à la région du Sud Yémen où vivaient les ‘Ad. Cela ne change rien au fait que la racine de ce mot est ‘dunes de sable’, mais nous voyons ainsi qu’il est devenu propre à cette région, pour rendre compte de son aspect physique particulier.

La destruction ayant anéanti les ‘Ad, par un vent qui

« arrachait les gens comme des souches de palmiers déracinés »

[ sourate 54 al-Qamar (La lune)  aya 20 ]

C’est vraisemblablement produite en un temps très bref, faisant disparaître toute trace de leur civilisation, que ce soit les hommes ou leurs demeures ou encore les systèmes d’irrigation, canaux et barrages construits pour assurer la fertilité de la région. Et les récentes découvertes archéologiques n’ont fait que confirmer le Coran.

En considérant l’anéantissement des ‘Ad, il est nécessaire de prendre en considération les avertissements du Coran.

Le Livre déclare que les ‘Ad se sont égarés du droit chemin à cause de leur arrogance et ont même lancé le défi suivant: ‘Qui nous est supérieur en force?’ Le Coran vient tout de suite mettre un terme à leurs prétentions:

« Quoi! N’ont- ils pas vu qu’en vérité Allah Qui les a créés est plus fort qu’eux? »

[ sourate 41 Fussilat (Les versets détaillés)  aya 15 ]

Ce dont chacun d’entre nous doit se souvenir, c’est qu’Allah est le Plus Grand et le seul Digne de Louanges, et que la voie de la prospérité passe obligatoirement par Son adoration.

Liste des Prophètes

Arbre généalogique des prophètes de Adam à Mohammed alt

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